Qui sommes-nous?

L'objectif de la fondation est de soutenir les patients, les médecins, les dentistes dans le domaine de la micro-toxicité, d’informer et de faire de la recherche pour une meilleure prise en charge du patient intoxiqué. Nous avons prévu de créer un centre qui permettrait de gérer tout ce problème dans sa globalité. Nous sommes en pleins travaux et avons toujours besoin d’énormément de soutien. Nous désirons organiser des séminaires dans tous ces domaines (nutrition, mode de vie, détoxication, prévention, enseignement, etc.…

 

 

 

Il y a environ 25 ans, j’ai été intoxiquée gravement en milieu hospitalier par du mercure émanant d’une boîte pleine de thermomètres à mercure cassés qui serait tombée par terre dans mon service et contaminé tout le service. 1 an plus tard j’étais enceinte et je reçus des vitamines avec un colorant douteux ainsi que 10 fois la dose normale de vitamine A. Ceci m’a causé une hépatite médicamenteuse. En réalité j’aurais dû avorter de mon bébé, car à 5 mois de grossesse, j’avais déclenché des crises d’urticaire nuit et jour ainsi que des hématomes spontanés importants. Mon bébé et moi-même furent sauvées (c’était une fille du nom de Laura) grâce à un régime uniquement de riz complet et crudités (adaptées à mon état).

Je buvais beaucoup d’eau. Malheureusement dans cette eau il y avait 2,4 mg de cuivre par litre d’eau, les canalisations mal conçues en furent la cause. Je devins presque aveugle après la naissance de ma deuxième fillette. Je fis une dépose d’amalgames dentaires, mais techniquement le dentiste n’était pas du tout au point. Je captais l’électricité de la fraise et recevais des décharges inouïes à chaque séance. Il fraisait à sec, ce qui équivaut à 2000 à 3000 ppb de vapeurs de mercures très toxiques dans le nez. Je fis chaque semaine durant 1 an et demi un coma de 48 heures après un seul fraisage. On me mis dans la bouche une résine mal posée (à savoir que les résines contiennent des oxydes de métaux).

J’entrais subitement en paraplégie alors que je fus très très sportive. J’eus même des crises de tétraplégie, aphasie et mon mari me vidait les poumons la nuit… J’écrivis le premier protocole de fraisage des amalgames dentaires en Français. J’étais devenue la personne la plus électro-sensible de Suisse, car les métaux lourds se comportent dans le cerveau comme des antennes et je captais tout. Même une lampe de poche pas loin de moi déclenchait un évanouissement avec arrêt respiratoire.


3 mois après qu’il m’a été possible de remarcher après de nombreuses crises éliminatoires, je me retrouvais au Parlement européen. Je constatais combien nos pays étaient en retard sur le plan de la toxicité. Je fis de très nombreuses recherches dans ce domaine, soit dentisterie (j’ai créé un produit dentaire, à l’heure actuel je soigne des caries sans avoir besoin d’aller chez un dentiste, dans le domaine ophtalmique, dans la rééquilibration de tout le corps, dans tous les domaines qui touchent à la famille par rapport à la toxicité, soit l’éducation, la pédagogie… tout ce qui est lié à ces problèmes d’électro-sensibilité.

Le bénéfice des soins que j’accorde depuis environ 15 ans à des cas divers, est parti pour faire reconnaître le problème des métaux lourds et maintenant nous créons un centre spécialisé dans ce domaine à la frontière Suisse-France, afin d’aider tous ces cas désespérés à comprendre leur problème et à le gérer, surtout à en sortir par des moyens simples, efficaces, même s’il faut de la patience, tous nos patients progressent. Notre Fondation est reconnue comme utilité publique en Suisse. Nous n’entrons dans aucun combat politique, mais je reste avec l’âme infirmière, accompagnante de la personne malade.

Aujourd’hui, je suis moins électro-sensible que la plupart des gens que je croise, mais je suis capable de déterminer leur degré d’électro-sensibilité rien qu’en discutant avec eux. Mes filles sont au stade Universitaire, alors que nous avons rencontré d’énormes problèmes de santé et entre autre d’électro-sensibilité, en ce temps non reconnus par la médecine.

 

Evelyne Kinder

Présidente de la fondation